Sarah Halimi. Une chronologie qui pose question…

L’avocat de la famille porte plainte contre… la police…

À 3h30, Kobili se réveille, en sursaut.

Il va sonner frénétiquement au troisième, chez la famille D., des connaissances originaires du même village malien.

quand on lui ouvre, Kobili s’empare de la clef, verrouille à double tour et séquestre la famille D. Les D. se barricadent dans une chambre et condamnent la porte à l’aide d’un buffet. Venant du salon, ils perçoivent la voix de Kobili récitant « des sourates du Coran ». « Ça va être la mort », croit entendre un enfant.

À 4h25, l’une des filles, paniquée, compose le 17: « Il y a un fou qui est rentré dans notre maison. (…) Il nous a enfermés! » En treize minutes, trois fonctionnaires de la brigade anticriminalité (BAC) investissent l’immeuble.
Mais Kobili n’y est plus. Entre-temps, il passe sur le balcon voisin, pourtant séparé par une grande plaque en verre de celui des D. passant ainsi dans sa propre résidence, celle d’à côté. Mais un étage au-dessus du sien: appartement 45, celui de Mme Halimi… Une directrice de crèche retraitée qu’il avait déjà traité de sale juive dans le passé. Et le massacre commence, les cris alertent les voisins qui appellent la police et apprennent qu’elle est déjà la.

Entre 4h50 et 5 heures, Sarah Halimi est inerte, mais encore vivante. C’est alors que Kobili la saisit par les poignets, la pose sur la rambarde du balcon et la précipite du troisième étage. « Il y a une femme qui va se suicider », annonce-t-il avant de la pousser dans le vide.

Kobili regagne l’appartement de la famille D. Il est interpellé à 5h35, son tee-shirt est rougi par le sang. Bien qu’il n’oppose pas de résistance, il tient des propos incohérents, ponctués par des « Allah akbar » adressés aux policiers.

La police était donc la depuis 4 heures 38 et Sarah Halimi a été défenestrée à 5 heures.

Les policiers de la BAC étaient en réalité positionnés dans le bâtiment de la famille D. Ayant perçu des bribes de mots en arabe, sur fond de menace terroriste, ils ont demandé des renforts armés avant d’intervenir. Un délai fatal, critiqué aujourd’hui par les proches de la victime.

Aucun antécédent psychiatrique pour le meurtrier de Sarah Halimi… qui n’a pu être interrogé car considéré comme souffrant de troubles incompatibles avec un interrogatoire.

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