Exactement le genre de « reportage » qui nous fait hurler !

Y a-t-il un lien entre pauvreté et radicalisation?

Le journaliste « spécialiste » des mouvements djihadistes commencent par nous dire que oui.
Puis la journaliste du reportage nous affirme que des rapports le confirment.
Bref on est dans la sociologie de supermarché qui tente désespérément de faire rentrer la réalité dans la boite à dogme.
Car finalement, après nous avoir vendu que oui, la pauvreté est est liée à la radicalisation, le « spécialiste » avoue que en fait… ben non…

4 TERRORISTES DE BONNE FAMILLE

 

1)Un Nigérian de bonne famille devenu apprenti terroriste
LE MONDE | 28.12.2009 à 10h48 • Mis à jour le 28.12.2009 à 11h12 |
Par Philippe Bolopion, correspondant à New York, avec Marc Roche à Londres

Vêtu d’une tenue d’hôpital vert pâle, menotté à son fauteuil roulant, Omar Farouk Abdulmutallab souriait, samedi 26 décembre, lorsqu’il a été entendu par le juge Paul Borman, dans une salle de l’hôpital de Detroit. Il portait des bandages aux poignets et sur les mains, et a répondu sobrement aux questions du juge, assis à une distance respectable, à l’autre bout d’une longue table.
La question va hanter les proches du jeune Nigérian : comment un garçon de bonne famille, éduqué dans les meilleurs établissements de l’élite africaine, a-t-il pu tenter de commettre un attentat-suicide qui a failli coûter la vie à près de 300 personnes, et a semé le chaos dans les transports aériens mondiaux ?
Appartenant à l’ethnie haoussa, prédominante dans le nord du Nigeria à majorité musulmane, Omar Farouk Abdulmutallab est le fils d’Omar Mutallab, un banquier fortuné, ancien ministre du développement, qui a créé la première banque islamique du pays, la Jaiz International Bank.
« LE PAPE »
Adolescent, Omar Farouk Abdulmutallab fréquente la British International School de Lomé, au Togo, où se mêlent les enfants de l’élite africaine. Sur la BBC, un ancien professeur d’histoire, Michael Rimmer, l’a décrit comme un élève « très assidu, enthousiaste, très brillant, très poli », le « rêve de tout professeur ». Le jeune garçon est déjà très religieux, au point que ses camarades le surnomment « le pape ». « Il avait cette espèce d’aura de saint », a expliqué à l’Associated Press l’ancien professeur.
En 2001, au cours d’un débat sur l’Afghanistan, le jeune homme avait défendu le régime des talibans. A l’époque, son professeur pense qu’il se fait l’avocat du diable. Et s’il proteste contre la visite d’un pub (parce qu’on y vend de l’alcool) au cours d’un voyage à Londres, il ne montre « aucun signe d’intolérance » à l’égard de ses amis catholiques.
Comment expliquer sa dérive ? La réponse passe peut-être par Londres, où le jeune homme a étudié, d’octobre 2005 à juin 2008, à l’University College, un établissement réputé, fréquenté par de nombreux étudiants étrangers. Omar Farouk Abdulmutallab habite alors dans la demeure cossue de ses parents sur Mansfield Street, dans le quartier huppé de Marylebone. « Il faisait toujours le strict minimum » et interrompait souvent son travail « pour aller prier », a expliqué à The Independent Fabrizio Cavallo Marincola, un ancien camarade. « Il était assez calme, fréquentait peu de gens et n’avait pas, autant que je sache, de petite amie. (…) On n’aurait jamais pu imaginer qu’il puisse faire une chose pareille », a ajouté l’étudiant.
A en croire sa famille, c’est pourtant durant cette période que le jeune homme aurait été converti à l’islam radical. Lorsque, après un passage par l’Egypte et les Emirats arabes unis, il part pour le Yémen, coupant tout lien avec sa famille, son père, qui soupçonne une dérive extrémiste, contacte, en novembre, l’ambassade américaine au Nigeria. Le nom du jeune homme est alors inscrit sur une liste américaine où sont recensées près de 550 000 personnes soupçonnées de sympathies terroristes.
Mais lorsque Omar Farouk Abdulmutallab monte à bord du vol 253 de la Northwest, muni d’un visa valide pour les Etats-Unis, personne ne l’arrête, alors qu’il porte sur lui de l’explosif militaire que lui ont remis, selon ses dires, des responsables d’Al-Qaida au Yémen.
Selon Jasper Schuringa, le passager néerlandais qui s’est interposé pour l’empêcher de faire exploser sa bombe, le jeune homme nigérian ne s’est pas débattu. « Il était très calme, c’est tout. Il tremblait, mais il n’a pas du tout résisté », a-t-il expliqué sur CNN. « Il avait l’air parti », a-t-il ajouté.

2) Le terroriste du vol 253 est fils de bonne famille… Un cas classique
28/12/2009
Le Nigérian de 23 ans qui a tenté de faire exploser le vol Northwest Airlines 253 d’Amsterdam à Detroit le jour de Noël vient d’un milieu très privilégié. Un schéma qui, contrairement à ce qu’on pourrait penser, correspond souvent au profil des terroristes islamistes.
Umar Farouk Abdulmutallab est fils de très bonne famille. Son père a été ministre de l’Economie au Nigéria, président de la première banque nigériane. A 70 ans, il siège aux conseils d’administration de plusieurs grandes entreprises.
Les idées religieuses du fils étaient suffisamment étrangères à son milieu pour que son père s’en inquiète et alerte l’ambassade américaine au Nigéria.
Des jeunes de classes moyennes ou aisées
Ancien de la CIA devenu psychiatre et spécialiste des réseaux terroristes, Marc Sageman a étudié les biographies de 172 terroristes ou apprentis terroristes djihadistes. Dans son livre « Les Vrais Visages des réseaux terroristes », il en dresse le profil type et explique que contrairement à certains clichés, ce n’est pas pour échapper à la pauvreté ou par ce qu’on a été endoctriné dès le plus jeune âge que l’on rejoint une organisation terroriste.
« En terme socio-économiques, les deux tiers venaient milieux sociaux aisés ou de classes moyennes », a-t-il témoigné devant la commission d’enquête du 11-Septembre (à l’époque ses recherches s’appuyaient sur 130 biographies de terroristes). »
Une éducation anglaise
Umar Farouk Abdulmutallab correspond à ce profil. Il n’a pas été endoctriné dans une école religieuse, mais a été scolarisé en pension à la British International School à Lomé, au Togo, un établissement avec piscine et cours de tennis fréquenté par des enfants de diplomates et de riches africains.
Seuls 17% des terroristes étudiés par Sageman ont été inscrits dans une école coranique, les autres ont fréquenté des établissements laïcs.
Umar Farouk Abdulmutallab a ensuite passé trois ans à faire des études d’ingénieur à l’University College de Londres, dont il a été diplômé l’an dernier. C’est de là, qu’il aurait sur Internet pris des contacts au Yémen.
Les études supérieures : la règle plutôt que l’exception
Là encore, cela rejoint le profil général que Marc Sageman décrit devant la commission d’enquête :
« Dans l’ensemble, les terroristes sont plutôt diplômés, 60% d’entre eux ayant fait des études supérieures.
(…) Les trois quarts étaient expatriés quand ils ont décidé de rejoindre la lutte terroriste (…)
On peut donc souligner que 84% étaient littéralement coupés de leur culture et de leurs origines sociales. »
Inculpé de tentative de destruction d’avion, Umar Farouk Abdulmutalla est sorti dimanche de l’hôpital où il était traité pour ses brulures, et a été transféré dans une prison fédérale.

3) Attentat de Dacca : les djihadistes étaient des fils de bonne famille
Par Camille Martineau Mis à jour le 06/07/2016

Photos publiées par la branche bangladaise du groupe Etat islamique, prétendument les hommes armés qui ont mené l’attaque meurtrière dans la capitale Dacca le 1er Juillet 2016. Crédits photo : -/AFP
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VIDÉO – Après avoir frappé le Bangladesh vendredi, l’État islamique a menacé le pays de nouvelles attaques. Parmi les victimes de l’attentat, des ressortissants italiens ont été torturés, puis tués.
Cinq jours après l’attaque dans un restaurant de Dacca, capitale du Bangladesh, l’identité des terroristes provoque la stupeur dans tout le pays. Loin des clichés habituels du jeune venu d’un milieu pauvre et radicalisé dans une école coranique (madrasa), il s’agit de jeunes instruits, de bonne famille. On trouve notamment un étudiant de 18 ans d’une école réputée, un enseignant de maternelle de 26 ans ou le fils d’un homme politique, Imtiaz Khan Babul, membre du parti au pouvoir. L’homme politique assure qu’il n’était pas au courant de la radicalisation de son fils, qui avait disparu depuis plusieurs mois. «Je suis resté abasourdi et sans voix en apprenant que mon fils avait fait une chose si odieuse», a déclaré Khan Babul «Je ne sais pas ce qui l’a changé. Il n’y a eu aucun indice suggérant qu’il était en train d’être radicalisé. Il ne lisait quasiment jamais de livres religieux.» Il a ajouté qu’il pensait que son enfant avait pu subir un «lavage de cerveau» et s’être radicalisé via Internet.
Jeunes radicalisés
Ces jeunes, radicalisés il y a peu, venaient de prêter allégeance à l’EI. Pour le ministre de l’intérieur bangladais, tous ces jeunes se sont tournés vers le djihadisme car «c’est devenu une mode».
Vendredi soir, cinq islamistes bangladais ont pénétré dans un restaurant de Dacca et ont tué 20 clients, pour la plupart des Italiens et des Japonais. Les assaillants ont été abattus quelques heures plus tard lors de l’assaut donné par les forces de l’ordre. La justice italienne a précisé que les neuf Italiens avaient été torturés, avant d’être exécutés. Leurs corps, rapatriés à Rome, ont été découverts lardés de coups de couteau. Ils travaillaient pour la plupart dans l’industrie textile.
L’attaque, revendiquée dans la foulée par l’EI qui dit s’en être pris à un lieu fréquenté par des «citoyens d’État croisés», est d’une gravité inédite dans ce pays qui fait face à une vague de violence islamiste depuis 2013. Mais malgré les menaces et les attaques le gouvernement bangladais nie la présence d’organisations telles que Daech ou Al-Qaïda sur son territoire. L’attaque de vendredi, par exemple, a été attribuée par le gouvernement à un groupe terroriste local, le Jamaat-ul-Mujahideen Bangladesh (JMB), qui a prêté allégeance à l’EI.
Pour le parti au pouvoir, l’Awani League, cette série de violences est le résultat d’un complot orchestré par le principal parti d’opposition – le Parti Nationaliste du Bangladesh (BNP) – qui agirait avec l’aide du premier parti islamiste du pays – le Jaamat-e-Islami (JI). «Le BNP joue le rôle du producteur, le JI celui du réalisateur et les acteurs sur le terrain sont les divers groupes islamistes armés» avait affirmé en juin à CNN Hasanul Haq Inu, le ministre de l’information.
L’État Islamique (EI) a annoncé, ce mercredi, que de nouvelles attaques allaient avoir lieu au Bangladesh tant que la charia, la loi islamique, ne serait pas instaurée. Cette annonce a été faite dans une vidéo, repérée par le site de veille spécialisée SITE. Le combattant qui s’exprime, présenté comme un Bangladais du nom d’Abou Issa Al Bengali, prévient le Bangladesh qu’il fait désormais partie d’un champ de bataille plus vaste pour établir le «califat» que l’EI a commencé à instaurer en 2014 sur les territoires conquis en Syrie et en Irak. Selon lui, l’attaque de vendredi ne serait que le début: «Ce à quoi vous avez assisté au Bangladesh (…) était un aperçu. Cela se répétera, répétera et répétera jusqu’à ce que vous perdiez et que nous gagnions et que la charia soit établie partout dans le monde».

4) Fritz Gelowicz, islamiste de bonne famille
Par Nathalie Versieux — 30 avril 2009
Allemagne. Le procès de la cellule terroriste du Sauerland, emmenée par deux convertis, a démarré à Düsseldorf.
Fritz Gelowicz, islamiste de bonne famille
«Trois contre toute l’Allemagne» martèlent les médias outre-Rhin… Les trois islamistes de la cellule dite «du Sauerland», qui comparaissent en ce moment devant une cour d’assises spéciale de Düsseldorf, avaient planifié en Allemagne trois attentats plus violents encore que ceux de Madrid et de Londres pour «punir» la République fédérale de son engagement en Afghanistan.
Les enquêteurs, intrigués par la présence du groupe à proximité d’une base militaire américaine en Allemagne, les suivaient depuis des mois et avaient pu éviter le bain de sang en substituant, à l’insu des terroristes, un liquide inoffensif aux 60 litres de peroxyde d’hydrogène qui devaient servir à la fabrication des bombes. A leur arrestation, en septembre 2007, l’Allemagne avait découvert avec stupeur que le terrorisme islamiste recrutait au cœur de la société : deux des trois membres de la cellule sont des convertis, et un complice est d’origine turque.
La personnalité de Fritz Gelowicz, présenté par l’accusation comme le chef du groupe, intrigue tout particulièrement presse et experts en terrorisme. Rien ne prédestinait en effet ce fils de bonne famille à finir un jour barbu et endoctriné, sur le banc des accusés.
Réconfort. Fritz Gelowicz, 29 ans, est originaire d’une famille aisée d’Ulm (sud-ouest du pays). Son père est ingénieur, spécialisé dans les techniques solaires ; sa mère médecin. Les parents divorcent tôt. La garde de Fritz et de son frère est confiée à leur père. Jeune, Fritz semble chercher du réconfort auprès d’amis turcs, et se convertit à l’islam à 15 ans.
Après une phase d’errance scolaire, il passe le bac en suivant les cours du soir, entame des études d’ingénieur d’affaires à Neu-Ulm. «C’était un étudiant comme les autres», dira de lui plus tard le directeur de l’université. Apres les examens de l’hiver 2003, Gelowicz décide de prendre une année sabbatique. Le jeune homme a entre-temps fait connaissance de Yehia Youssif, qui prêche la haine contre les infidèles à Ulm.
A partir de ce moment-là, il multiplie les séjours à l’étranger : un pèlerinage à La Mecque en janvier 2005, puis la Syrie «pour y apprendre l’arabe». Un certificat, trouvé chez lui, fait état d’un séjour à la fondation du cheikh Ahmed Kurtaru, à Damas, entre août 2005 et juin 2006.
Selon la CIA, ce séjour est entrecoupé de voyages au Pakistan où Fritz Gelowicz, vraisemblablement muni d’un second passeport pour ne pas attirer l’attention, aurait suivi un camp d’entraînement militaire du groupuscule UJI (Union du jihad islamique), émanant de la guérilla ouzbèque. Selon les informations fournies par les renseignements américains à leurs homologues allemands, les apprentis terroristes y sont tout particulièrement mis au fait du maniement des explosifs… Cerveau du groupe, Fritz Gelowicz passe ensuite le plus clair de son temps en Allemagne, en charge des contacts avec la tête de l’UJI. Filiz, 27 ans aujourd’hui et épouse de Fritz Gelowicz depuis deux ans, assiste au procès, entièrement voilée.
La cellule du Sauerland était remarquablement efficace. Selon l’acte d’accusation, Gelowicz était assisté d’un financier, Adem Yilmaz, un jeune Turc dont la famille vit près de Francfort. Les enquêteurs ont retrouvé chez lui une enveloppe portant en arabe la mention «caisse d’Etat» et contenant 5 300 euros en petites coupures.
Electrochoc. Le second converti du groupe, Daniel Schneider, 23 ans, était chargé des emplettes. Une liste intitulée «supermarché», retrouvée chez lui, énumère les derniers détails : farine (nécessaire à la confection de la bombe), et des noms de code pour «transistor» et «circuits électriques». Selon l’acte d’accusation, c’est Schneider qui aurait mené Eric Breininger, un converti volatilisé depuis des mois, vers les camps de l’UJI. Les services de renseignement allemands pensent qu’il prépare en ce moment même des attentats contre les troupes allemandes en Afghanistan. Quatrième de la troupe, leur complice turc Attila Selek, a été arrêté dans son pays où il devait acheter les détonateurs.
La découverte de la cellule du Sauerland a été, pour les services allemands, un électrochoc presque aussi fort que celle de la «cellule de Hambourg», qui avait préparé en toute impunité les attentats du 11 Septembre. Depuis, ils notent avec inquiétude une recrudescence du nombre de messages vidéo en langue allemande appelant à la guerre sainte sur Internet. De 120 à 140 islamistes allemands auraient suivi un camp d’entraînement à la frontière pakistano-afghane. La moitié d’entre eux serait de retour en Allemagne.

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