« Israël vote la coupure du courant à Gaza ». UN BEL EXEMPLE DE DESINFORMATION !

Cas unique au monde, Israël fournit de l’électricité à un territoire, Gaza, en dépit de la guerre que lui mènent ses dirigeants.
C’est l’Autorité palestinienne qui règle les factures mais elle a décidé de réduire sa contribution pour nuire au Hamas, son rival.
Comme tout fournisseur, Israël a répercuté cette baisse de revenus sur la quantité d’électricité fournie.
Ces titres incomplets font croire qu’Israël veut asphyxier Gaza alors que cette responsabilité revient aux rivaux arabes du Hamas.

Mahmoud Abbas avait annoncé « des mesures sans précédent » pour obliger le Hamas à renoncer au contrôle de la bande de Gaza. Le président de l’Autorité palestinienne (AP) tient parole.

Il a décidé, dans la soirée du mercredi 26 avril, de ne pas payer la facture d’électricité pour le territoire palestinien. « Ils nous ont annoncé qu’ils ne procéderont pas au paiement habituel de 40 millions de shekels [10,4 millions d’euros], pour le mois d’avril », expliquait-on jeudi au Cogat, l’administration israélienne chargée de coordonner les actions du gouvernement dans les territoires.
« Le Hamas doit faire un choix, justifie Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Il ne peut plus gouverner sans responsabilité, avec les fonds de l’AP. C’est une façon de lui adresser un message, au nom de l’indispensable unité nationale. Hélas, la population va en subir les conséquences. » La seule centrale électrique de Gaza marche à 50 % de ses capacités et doit régulièrement fermer, faute de fuel. Il y a quelques jours, elle s’est arrêtée de fonctionner car elle arrivait au bout de ses réserves, livrées en catastrophe en janvier par le Qatar et la Turquie. Selon les informations du Monde, Getco, la compagnie d’électricité à Gaza, a perçu 20 millions d’euros de la part des consommateurs gazaouis après ces livraisons d’urgence. Pas un shekel n’a été transféré à Ramallah, provoquant la fureur de l’AP.

Le pari de l’Autorité palestinienne est d’abord politique. Puisque la réconciliation entre factions n’avance pas, le bras de fer commence, en prenant les deux millions d’habitants de Gaza comme témoins et otages. Le face-à-face avec le Hamas se dessine depuis des semaines. Le 7 avril, Rami Hamdallah, le premier ministre palestinien, avait défendu des baisses sévères dans les salaires versés aux dizaines de milliers d’employés dans le secteur public…

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