Leïla Slimani (prix Goncourt 2016) dénonce l’oppression sexuelle des femmes au Maroc

L’ennemi est avant tout un système : un Etat, une culture, une religion, les trois confondus pour imposer des lois liberticides – pas le droit de se toucher en public ou d’aller à l’hôtel pour un couple non marié, interdiction du sexe hors mariage, de l’avortement, de l’homosexualité.

Dans son livre, Sexe et mensonge (Les Arènes) elle interroge un policier qui lui confie: “Et puis, pour être tout à fait honnête, ça en arrange pas mal cette situation. Le sexe, au Maroc, c’est un commerce très, très juteux. Ça profite à la police, aux gardiens, aux macs, à tout le monde. Il y en a qui se vantent tout le temps de prier, qui ont des barbes jusque-là, mais ça ne les empêche pas d’aller aux putes ou même de ramasser des jeunes garçons sur les avenues pas éclairées. Tout ça, on connaît ! On rackette les prostituées, les couples d’amoureux, les couples adultérins. Il n’y a pas de morale là-dedans, pas de religion : c’est la loi du fric. La loi du plus fort.”

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